Fermeture du One More : une page se tourne
Depuis quelques semaines, la nouvelle se propage : la fermeture du One More peut bouleverser le paysage des plateaux d’humour. Le dernier One More Joke dans ce lieu se tiendra le 31 janvier 2019. L’occasion d’inviter 40 humoristes qui joueront 3 minutes pour dire au revoir Ă la rue de la Folie MĂ©ricourt. Prochaine Ă©tape : le Grand Rex, puis la reprise du plateau quelque part… OĂč ? MystĂšre…
Mise à jour 01/09/2019 : le One More Joke revient investir la péniche du Jardin Sauvage pour une date mensuelle⊠au moins !
Fermeture du One More : ouverture de la boĂźte Ă souvenirs
Vous avez sĂ»rement des souvenirs au One More si vous allez voir du stand-up Ă Paris. Je serai ravie de les lire dans les commentaires, si ça vous branche de contribuer đ
Pour ma part, le temps me manque aujourd’hui. Je les ai rĂ©digĂ©s Ă la va-vite sur Facebook, et au moment d’appuyer sur le bouton Publier, le statut a disparu. Heureusement, grĂące Ă un dĂ©fi nommĂ© NaNoWriMo, j’avais commencĂ© Ă Ă©crire quelque chose de plus long en novembre, mais je n’ai pas continuĂ©.
Je voulais parler avec plus d’intimitĂ© (oui, c’est possible, Ă©trangement) de mon expĂ©rience au contact des jeunes humoristes. Et je commençais par Ă©voquer ma rencontre avec Thomas Wiesel au One More Joke… Autant vous le transmettre, vu que ce moment de fermeture du One More est exceptionnel !
One More Joke : j’y vais, j’y vais pas ?
Câest lâheure de partir. Jâenfile lentement mon manteau, je visse mon casque sur mes oreilles. Un « bonne soirĂ©e, Ă demain » plus tard, je prends congĂ© de mes collĂšgues du jour. La nuit tombĂ©e, je mâengouffre dans la rue. Je remonte la rue du Grand Rex. Câest le moment de prendre ma dĂ©cision : rentrer chez moi pour me reposer aprĂšs deux soirĂ©es passĂ©es Ă lâextĂ©rieur ou enchaĂźner sur un plateau dâhumour.
La perspective dâun repas cuisinĂ© par mes soins et dâune soirĂ©e au calme mâattire fortement. Je pense aussi Ă lâimportance de « profiter de sa jeunesse », mantra quâon aime se rappeler quand on passe trop de temps sur Netflix, MyCanal ou autres marchands de divertissements modernes.
JâĂ©carte pourtant ce choix raisonnable. Ce soir, lâhumoriste suisse Thomas Wiesel joue au One More Joke. Ce plateau dâhumour, toujours bondĂ©, commence mĂȘme Ă devenir tendance chez les journalistes de tĂ©lĂ©vision. Encore une fois, cette perspective me refroidit un peu. Je privilĂ©gie les ambiances cosy aux lieux oĂč il faut ĂȘtre. Mais pour Thomas Wiesel, vais-je me forcer un peu ?
A nos actes manqués
LâannĂ©e passĂ©e, je lâai manquĂ©. Il jouait son spectacle au Point Virgule pendant les fĂȘtes de NoĂ«l. Mon sens de la famille justifiait mon absence Ă Paris, je devais renoncer. Une dizaine de mois plus tard, le destin mâoffre une deuxiĂšme chance. Je trouve enfin lâargument qui me fait chavirer. « Pour Blaise Bersinger, oserais-tu vraiment passer ton chemin ? »
Blaise Bersinger est lui aussi un humoriste suisse. Jusquâici, je ne lâai jamais vu arpenter la capitale française. Jâaime son humour absurde et la connivence que cela crĂ©e entre lui et moi, lâun des membres de son public. Jâaime tenter de comprendre ce qui provoque lâhilaritĂ© dâun public hĂ©bĂ©tĂ© par tant dâoriginalitĂ© dans le non-sens. Câest dĂ©cidĂ© : je me rends donc au One More Joke.
Je n’aime pas Oberkampf, mais sans raison
Je mâengouffre dans le mĂ©tro et prends une ligne qui mâest moins habituelle. Direction le quartier dâOberkampf. Je mây suis toujours sentie mal Ă lâaise. Je ne sais trop pourquoi : ces rues Ă©troites semblent toujours mener au mauvais endroit. Ces petites boutiques champĂȘtres donnent lâillusion aux riverains quâils vivent dans un village. Jâimagine cette population fĂ©rue de produits bio sâextasier devant des anciens collĂšgues partis Ă©lever des chĂšvres en ArdĂšche. Un soir, jâai croisĂ© le type dâOsons Causer dans la rue du One More Joke, avec une baguette sous le bras.
Le malaise se renforce : avec ses yeux de biche, les mĂȘmes que Mouloud Achour qui parle dâun sujet de sociĂ©tĂ© sur un plateau tĂ©lĂ©, il tente de convaincre son public que ses opinions politiques sont les meilleures. Il confond pĂ©dagogie et idĂ©ologie, et je le trouve dangereux.
Pas Mouloud Achour, bien entendu, mĂȘme si la rhĂ©torique est la mĂȘme. Passons : lâidĂ©e est surtout de comprendre ce malaise qui mâanime toujours Ă Oberkampf. Malaise qui fait Ă©cho Ă celui de Thomas Wiesel, toujours un peu gĂȘnĂ© lors de ses escales parisiennes.
Les blogueurs ont aussi une back story
Jâarrive sur les lieux bien avant lâheure prĂ©vue, cherchant un endroit oĂč manger quelque chose sans me sentir bĂȘte. La peur du regard des autres ou mon malaise auto-créé sur Oberkampf annihilent mes efforts de repas gastronomique. Je me retrouve Ă faire la queue au Franprix de la rue Folie-MĂ©ricourt pour acheter un bagel industriel et une barre de chocolat Lindt. JâespĂšre quâaucun humoriste nâaura lâidĂ©e saugrenue de dĂ©bouler de ce cĂŽtĂ©-ci et me surprendre dans un moment aussi terre-Ă -terre.
Rien Ă signaler. Je termine ce repas succulent avant de me diriger vers le bar. Je commande un jus de pomme, puisque je ne bois pas dâalcool et quâil faut « consommer » lors dâun plateau dâhumour. Jâattends un peu, guettant lâarrivĂ©e dâun humoriste avec empressement. Celui qui arrive en premier ne joue pas. Câest Fred Cham, lâun des garçons les plus gĂ©nĂ©reux du microcosme du stand-up. Il en fait peu, jongle entre plusieurs « projets crĂ©atifs » pour gagner sa vie et aide ses amis les plus proches.
Il est ami de longue date avec Joseph Roussin. Ces deux-lĂ partagent une passion ardente : la bande-dessinĂ©e. Ne vous fiez pas Ă leur air mal assurĂ©, ils sont capables de nombreux traits dâhumour. Et, au final, ils sont comme des poissons dans lâeau, bien plus aptes Ă Ă©voluer dans des lieux comme celui-ci que moi.
Justement, je croise dâautres humoristes qui mâadressent la parole diffĂ©remment. Certe Mathurin, qui gĂšre le plateau depuis le dĂ©but, me salue chaleureusement. Je suis toujours un peu mĂ©fiante face Ă des gens comme lui, qui semblent manier un charisme de lâau-delĂ . Jâessaie de lui rendre la mĂȘme Ă©nergie, alors quâil est dĂ©jĂ loin. Câest bien simple : il court partout, soucieux que la soirĂ©e se passe pour le mieux.
Socialiser dans les plateaux
Un peu plus tard, je me retrouve en face de deux insĂ©parables, Louis Dubourg et Paul Dechavanne. Louis Dubourg est un passionnĂ© de stand-up qui apporte avec lui une volontĂ© dâĂȘtre au centre du jeu. Il fait autant preuve de modestie que dâĂ©gocentrisme â pas dans le mauvais sens du terme. Son ambition est palpable : les autres humoristes adorent la singer. Avec Paul, ils se comprennent. Ils font partie dâune petite bande qui me semble inaccessible, mĂȘme si je nâai pas rĂ©solu cette Ă©nigme. Peu importe, jâessaie de les saluer cordialement. Sans surprise, Paul me regarde Ă peine, cela fait partie de sa personnalitĂ© Ă©nigmatique.
Cette introversion, câest sa marque de fabrique. Parfois, cela mâattriste parce que jâaimerais bien comprendre comment il fonctionne. Ă lâinverse, jâai toujours respectĂ© cette volontĂ© dâĂȘtre fermĂ© quand on le souhaite. Câest une forme de libertĂ© dâĂȘtre soi, de ne pas cĂ©der au chantage de bien sâentendre avec tout le monde. Pour cette raison, jâai paradoxalement beaucoup dâestime pour Paul. Lâestime de ceux qui veulent, peut-ĂȘtre, dĂ©sespĂ©rĂ©ment entrer en contact.
Ă force de passer mes soirĂ©es dans des plateaux dâhumour, je finis par reconnaĂźtre les habituĂ©s. Parmi eux, CĂ©line et son rire reconnaissable parmi mille. On discute longuement, parce que les plateaux ne commencent jamais Ă lâheure. Le One More Joke nâaccuse pas un grand retard, cela dit. Ils attendent juste le premier de la soirĂ©e.
Haroun est là , forcément
Le One More Joke commence avec une tĂȘte dâaffiche : Haroun. Cet humoriste a dĂ©jĂ Ă©tĂ© chroniqueur pour la tĂ©lĂ©vision. Les mĂ©dias se lâarrachent, aiment bien Ă©crire des articles « portraits » oĂč ils rappellent avec un trĂ©molo dans la plume quâil conserve ses origines secrĂštes. Il faut dire que dans le milieu du stand-up, les origines arrivent souvent dans les premiĂšres blagues sur scĂšne. Haroun sâen fiche : il trace sa route avec beaucoup dâhumilitĂ© et dâindĂ©pendance.
Je ne sais pas trop comment jâai gagnĂ© le respect dâHaroun. Sa sympathie est naturelle, donc je ne sautille pas frĂ©nĂ©tiquement Ă cette idĂ©e. Je vous mentirais si je vous disais que cela ne me fait rien. Au contraire : câest essentiel. Mon moteur, câest de cĂŽtoyer des gens comme lui et dâessayer de leur parler dâĂ©gal Ă Ă©gal.
Jâai ce besoin viscĂ©ral dâexister Ă travers certains puissants, et avec les comiques, cela devient possible. Il sait ce que je fais dans la vie, il mâa confiĂ© mâavoir vu dans la rue la veille, lorsque je quittais un plateau dâhumour et quâil arrivait pour y jouer. Câest sa vie : jongler entre son spectacle rĂ©gulier et tester dans les petites salles. Mon ego nâen peut plus quand Haroun me demande de garder son sac le temps de son passage. Jâai peur que le type devant moi renverse sa biĂšre dessus, et je ne le quitte pas des yeux pendant la dizaine de minutes rĂ©glementaire.
Cible verrouillée
Celui que je ne quitterais pas des yeux ensuite, câest Thomas Wiesel. Les humoristes de Paris lâaiment bien. Fred Cham mâa confiĂ©, en dĂ©but de soirĂ©e, quâil a jouĂ© sur les mĂȘmes scĂšnes que lui avant quâil soit connu. Il ajoute : « en Suisse ». LĂ -bas, Thomas Wiesel animait un talk-show sur la premiĂšre chaĂźne publique de la tĂ©lĂ©vision suisse romande, la RTS pour les intimes. Maintenant, Blaise a pris le pouvoir et câest toujours aussi bon. Ce service public-lĂ a du goĂ»t pour les humoristes. Peut-ĂȘtre, aussi, que leur nombre est si faible quâils sortent immĂ©diatement du lot.
Ne vous y mĂ©prenez pas : leur niveau est trĂšs bon pour de jeunes humoristes. Dâailleurs, un humoriste suisse qui monte Ă Paris finit plus ou moins Ă toujours cartonner : Gaspard Proust et Marina Rollman en sont des exemples imparables.
Pour lâheure, Thomas Wiesel ne peut pas me reconnaĂźtre. Notre seul Ă©change Ă©tait virtuel et lointain. Jâai Ă©crit un article Ă©logieux sur les talk-shows suisses, arguant quâil sâagit des meilleurs au monde. Bien sĂ»r, la subjectivitĂ© apparaĂźt dans ce papier. NĂ©anmoins, jâai mis un point dâhonneur Ă argumenter et analyser ce format tĂ©lĂ©visuel. En remerciement, Thomas Wiesel a relayĂ© lâinformation avec un tweet tout aussi chaleureux que le papier, quasiment gĂȘnĂ© des compliments Ă©noncĂ©s.
AprĂšs l’entracte…
Jâapprends quâil jouera en deuxiĂšme partie de soirĂ©e. Le One More Joke est toujours coupĂ© en deux. La soirĂ©e est rythmĂ©e et sa cadence soutenue permet de caser davantage dâhumoristes malgrĂ© un entracte. Ce soir-lĂ , le deuxiĂšme humoriste non annoncĂ© nâest autre que Gad Elmaleh. Les habituĂ©s savent quâil passe de temps en temps. Jusquâici, je lâavais toujours manquĂ©. Parfois, je sentais quâil viendrait, et je me rĂ©signais Ă la derniĂšre minute. JâĂ©tais Ă la fois déçue et loin dâĂȘtre triste â ce qui est paradoxal, jâen conviens â de le manquer. Juste une pointe dâamertume de louper certains grands moments.
Mon plaisir coupable, câest de pointer les dĂ©fauts des tĂȘtes dâaffiche. Je suis cĂąblĂ©e diffĂ©remment, ou alors trop bercĂ©e par une chrĂ©tientĂ© non assumĂ©e, de celle qui prĂ©fĂšre Petit Poucet aux puissants de ce monde. Gad Elmaleh monte sur scĂšne et, comme on dit dans le jargon, « fait du test ». Signification : teste des nouvelles blagues pour la premiĂšre fois, sans trop les avoir travaillĂ©es et sans trop savoir si câest drĂŽle. Parfois, je ris. Ă dâautres moments, je lĂšve les yeux au ciel. Je trouve que Gad a le mĂȘme dĂ©faut que Kev Adams, Ă savoir aborder des thĂšmes consensuels. Tel est le propre de lâhumour universel. Bref, je nâaccroche pas et jâespĂšre que lâentracte arrivera viteâŠ
Une pause s’impose
Lorsquâelle finit par arriver, je sais exactement oĂč est Thomas Wiesel. Jâattends avec impatience ce moment oĂč je vais pouvoir me prĂ©senter. Je suis aussi terrifiĂ©e de briser la glace. Jâai beau lâavoir fait cent fois, je reste intimidĂ©e. Je dĂ©cide de mâentraĂźner sur une autre humoriste qui ne me connaĂźt pas encore, Doully. Le public lâadore et rit de bon cĆur. Ils ne la connaissent pas forcĂ©ment, mais elle a une capacitĂ© assez inouĂŻe de captiver lâauditoire en un temps record. Je mâincline et je lui dis que je parlerai bientĂŽt dâelle sur mon site spĂ©cialisĂ© dans lâhumour. Je mâen veux pour ce petit mensonge, mais si elle continue sur sa lancĂ©e, je vais trouver le temps de le faire pour de vrai.
Test positif : elle semble heureuse de mon initiative et mâencourage dans ma prise de parole maladroite Ă lâaide de hochements de tĂȘte enthousiastes. Je la libĂšre de mon interaction sociale et jâattends la fin de lâentracte. Je pourrais bien aborder Thomas, mais la musique est trop forte. Le moment doit ĂȘtre parfait. Et, dans le mĂȘme temps, je prĂ©fĂšre ne pas lâembĂȘter avant de jouer. Comme je ne le connais pas, je ne sais pas dans quel Ă©tat dâesprit il se trouve. Je sais quâil est introverti et quâil cohabite avec un stress certain avant de se jeter dans la fosse aux lions. En plus, je connais son mode opĂ©ratoire : il prend des notes avant dây aller pour parler dâanecdotes de la soirĂ©e. Inconsciemment, donc, je cherche Ă Ă©viter la lumiĂšre.
Faire mieux qu’Erasmus avec Thomas Wiesel
La soirĂ©e reprend avec des humoristes qui mâintĂ©ressent moins. Entretemps, Joseph Roussin joue son numĂ©ro de dĂ©tective. Il a en effet un personnage, le dĂ©tective JosĂ© Froussin. Le jeu de mot avec son matricule est assez bien trouvĂ©, et le nom « Froussin » invite dĂ©jĂ Ă la boutade, alors⊠Le public rit de bon cĆur, encore une fois.
Quelques minutes plus tard, Thomas Wiesel rĂ©ussit un excellent passage. Je suis rassurĂ©e : peut-ĂȘtre reviendra-t-il plus frĂ©quemment sur les planches parisiennes ? Je suis plus que jamais dĂ©terminĂ©e Ă avoir un impact, aussi mince soit-il, pour quâil se sente bien accueilli ici. Toujours un peu tĂ©tanisĂ©e, jâattends la fin du dernier passage et le mot de la fin. Ces moments arrivent, puis les gens se dirigent vers la sortie pour rĂ©munĂ©rer les artistes « au chapeau ». Ce modĂšle de participation libre leur permet de mettre la somme quâils souhaitent. Les artistes ne toucheront rien dâautre ce soir-lĂ , mais le One More Joke et sa centaine de spectateurs rapportent davantage que de nombreuses scĂšnes.
Emportée par la foule
Je me dirige dans le sens inverse de la foule, cherchant Thomas Wiesel. Comme je mesure guĂšre plus dâun mĂštre cinquante, je ne vois absolument rien dâautre quâune marĂ©e humaine mâempĂȘchant de progresser. Je finis par mâextirper de cette impasse et je me rends compte que câest le moment idĂ©al. Il est seul, aucun humoriste ne va sâamuser Ă me juger. Je lui lance un « salut » un peu dĂ©terminĂ©, et jâessaie de rĂ©sumer mon propos en un minimum de mots.
Il se penche pour me faire la bise, parce que vous croisez tant de gens dans le milieu que vous pouvez avoir oubliĂ© une rencontre ou deux⊠Je le rassure de suite : câest la premiĂšre fois quâon se rencontre. Il a lâair de se souvenir de lâarticle, il me redemande mon nom. Il me confie que Paris nâa pas Ă©tĂ© une expĂ©rience sensationnelle pour lui. Par-dessus le marchĂ©, il a perdu son portefeuille et il sâapprĂȘte justement Ă retourner au « Paname ». Il sâagit du Paname Art CafĂ©, la scĂšne la plus influente du stand-up parisien. Avec en moyenne six spectacles par jour, toute lâannĂ©e, jours fĂ©riĂ©s compris (les humoristes nâen ont pas), ce lieu est devenu incontournable. On se quitte comme ça.
Partie sans dire au revoir
Avant de partir, je croise Seb Mellia. On sâembrouille lĂ©gĂšrement, on se comprend mal sur un sujet sensible. Mais cela fera lâobjet dâune autre histoire⊠et dâailleurs, lâhypersensibilitĂ© du milieu du stand-up fait que quelques jours plus tard, la tension est retombĂ©e. On sâest juste mal compris, me dis-je.
Et vous, vous serez oĂč Ă la fermeture du One More ? Dites au revoir Ă ce lieu le 31 janvier, si vous pouvez. Sinon, continuez de les suivre !
Crédits photo : © Betty Durieux

