Spotted – Certe Mathurin, storyteller des temps modernes

Juliette 24/10/2017

Certe, il veut plaire. Vous plaire, vous emporter dans son univers. Dans son spectacle, Certe Mathurin dans Story Teller, Certe raconte des histoires, son histoire. Il mêle slam et stand-up, des arts très proches. Le grand public se souvient avec une précision sans équivoque de la fin du tube de Grand Corps Malade : « la prochaine fois, tu prendras le bus ». Drôle et dramatique. Un peu comme le spectacle de Certe.

Storyteller : entre mélancolie, poésie et espoir

Parmi tous les spectacles, difficile de trouver sa patte, son style. Ses choix artistiques l’aident bien, mais se reposer sur un genre n’est pas suffisant. Alors, comment ce troubadour des temps modernes fait-il pour conquérir le public ?

D’abord, Certe ne se ménage pas. Quand on le rencontre, il essaie d’emblée de nous mettre à l’aise et de partager sa bonne humeur. On sent qu’il compte sur nous pour être présent. Il ressemble en cela beaucoup à Louis Dubourg. Ce n’est pas un hasard si leur marketing puissant attire les foules au One More Joke, le comedy club où ils officient. Tous deux ont envie d’être techniquement là, de coller aux genres qu’ils affectionnent.

Un spectacle qui se bonifiera avec le temps

Certe, c’est donc l’un de ces artistes qui se bonifie avec le temps. Des artistes qui partent avec toutes les bonnes intentions du monde pour se trouver. Le jour où la technique sera plus innée chez lui, alors il parviendra à gagner en authenticité.

Pour l’heure, et avec l’expérience de quelques représentations, il assure tout de même un bon show et partage sa passion de l’écriture et des gens. L’intention est là, le public la ressent et ressort prêt à revenir à moyen-terme pour voir l’avancée des travaux !

Infos pratiques : Certe Mathurin dans Story Teller

  • Tous les mardis et mercredis à 19h
  • Lieu : le 13e Art, 30 avenue d’Italie, Paris (métro Place d’Italie)
  • Programmé jusqu’au 27 décembre 2017
  • Prix : entre 13 et 20 € sur BilletReduc + frais de réservation

Crédits photo

Betty Durieux : reportage à la Nouvelle Seine

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