Robin Chessex dévoile un premier spectacle impressionnant

Juliette Follin 27/03/2024

Pas toujours faire tout juste : voilĂ  comment Robin Chessex a baptisĂ© son premier spectacle. Une maxime aux accents vaudois qui lui sied Ă  merveille. Le rĂ©alisateur, chroniqueur sur Couleur 3 et plus rĂ©cemment stand-upper s’attaquait Ă  une montagne. Au bar club ABC de Lausanne, son ascension insolente marquait les esprits dĂšs sa premiĂšre.

Pas toujours faire tout juste : pour son premier spectacle, Robin Chessex contredit son titre !

Robin Chessex, du haut de ses 41 ans, a vĂ©cu mille choses. Des histoires Ă  raconter, il en a Ă  la pelle. Des anecdotes de beuverie qui pourraient ĂȘtre dĂ©solanes
 Mais qui se rĂ©vĂšlent inoubliables.

La musique d’entrĂ©e donne tout de suite le ton. On n’est pas face Ă  Gaspard Proust qui entamerait une ode Ă  la musique classique. Toutefois, ce classique de la pop-culture vous emportera et crĂ©era un premier souvenir inoubliable.

Robin pourrait dĂ©jĂ  sombrer dans l’épuisement dĂšs cette arrivĂ©e sur scĂšne. Il n’en est rien. Tout au long du show, son phrasĂ© unique va de pair avec son propos. Dans son portrait paru dans le 24 heures, Alexandre Kominek confie notamment jalouser les rĂ©flexions du nĂ©o-stand-upper. À raison : son comique d’observation est l’un des plus affĂ»tĂ©s de l’humour francophone. Des sujets les plus usitĂ©s, il pond des saillies brillantes, tout en imposant l’hilaritĂ© gĂ©nĂ©rale.

Un show de stand-up aux accents punk so British

Sa vision des britanniques en pĂ©riphĂ©rie constitue un fil rouge trĂšs habile. On l’imagine sans difficultĂ© bourlinguer dans les rues de Manchester pour vivre des aventures uniques. Mais ne tombons pas dans le panneau. Si certaines situations semblent inĂ©luctables, Robin surprend son auditoire Ă  chaque Ă©tape de ses rĂ©cits. Jusqu’à celui qu’il nous rĂ©serve en fin de show. L’hilaritĂ© atteint rarement l’habituĂ©e de stand-up que je suis. Je me la prenais pourtant en plein ventre, dans un style Ă  la sauce rabelaisienne.

Pas toujours faire tout juste est aussi le fruit de l’une des collaborations les plus incroyables du genre. Robin Chessex apportait dĂ©ja son vĂ©cu et son vis comica au spectacle. Cela aurait sans doute suffi pour produire une heure de grande qualitĂ©. Mais l’apport de Thomas Wiesel et d’Alexandre Kominek lui a permis de toucher les Ă©toiles et bluffer le gratin de l’humour suisse. La fusion de ces trois cerveaux artistiques offre ainsi au public un stand-up dans la tradition la plus pure, qui met Ă  l’amende la concurrence.

DerriĂšre l’apparente nonchalance, une prouesse artistique remarquĂ©e

On parlait d’insolence au dĂ©but de ce papier. Comprenez bien que Robin Chessex a prĂ©vu, initialement, d’assurer quelques reprĂ©sentations en moins d’un mois. Et c’est tout. Une expĂ©rience perturbante quand, Ă  400 kilomĂštres de lĂ , des stand-uppers dĂ©butants clament avoir besoin de 10 ans pour arriver au mĂȘme rĂ©sultat. Comment expliquer un tel Ă©cart de performance ? Est-ce parce qu’à Paris, les comiques adorent gloser sur la maniĂšre dont ils peaufinent chaque phrase dans leurs sacro-saints comedy clubs ? Ou parce que fouler la scĂšne est un phĂ©nomĂšne plus rare en Suisse romande ?

À dĂ©faut de rĂ©pondre Ă  cette question, on vous encourage vivement Ă  remonter dans le temps et prendre le train pour voir une telle prouesse
 Ou prier que de nouvelles dates apparaissent !

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