La découverte du mois – Décembre 2019 – Yazid Assoumani

Juliette 09/12/2019

Yazid Assoumani, c’est l’humoriste que nombre d’observateurs remarquent. On commence par vous dire : « ce mec est trop fort ». Ensuite, vous allez vérifier en plateau et il devient alors votre découverte humour. Quel est son secret pour conserver cette fraîcheur scénique malgré les qu’en dira-t-on ? On ne va pas vous faire languir : on en sait rien, mais ça marche, alors tant mieux !

Yazid Assoumani : comptez sur lui pour vous faire rire

Suffit-il d’arborer un large sourire derrière un micro pour conquérir le public ? La réponse est toujours non, mais c’est la première impression que Yazid Assoumani transmet. Heureux d’être là, de faire des blagues et de transmettre sa générosité : il est comme ça, Yazid. Ça rappelle un peu le rire communicatif d’Omar Sy, sauf que là, le sourire vient sans bruit. Sans coup férir, il sert juste de support à ses anecdotes et ses blagues… Vient donc la suite.

Et la suite, qu’est-ce que c’est ? Tout simplement le charisme du gars qui est dans son élément. En substance, il se marre avec vous, mais jamais pour vous imposer le rire. Non, tout cela vient naturellement. Vous savez pourtant comme il est si difficile de paraître naturel sur scène… Là, c’est du talent pur, et là, ça m’intéresse.

L’autodérision en confiance

L’autodérision passe parfois par du dénigrement. Or Yazid Assoumani ne choisit pas la voie d’Hannah Gadsby. Bien au contraire : il ironise sur son quotidien, préférant rire de son absurdité plutôt que de s’attaquer. Avec beaucoup de légèreté, il nous raconte donc quelques anecdotes bien senties. Ce professeur a finalement beaucoup à nous apprendre sur la décontraction. Que ce soit sur scène pour les comiques, ou dans la vie pour le public, d’ailleurs !

Finalement, la confiance de Yazid Assoumani sur scène est sa carte maîtresse. Ça va être drôle avec lui, et vous allez passer un bon moment. Pour l’heure, cela ne dure que quelques minutes en plateau… Mais si sa cote et son talent continuent de grimper, on pourra faire durer le plaisir. Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai hâte d’y être !

Yazid Assoumani : Panayotis l’adoube déjà !

Crédits photo

© Christine Coquilleau

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