Critique spectacle : Lucas et Veufla En carence de fer au Contrescarpe
Avec leur premier spectacle En carence de fer, Lucas et Veufla sont la nouvelle sensation de l’humour actuel. Après un passage remarqué à la Comédie des 3 bornes, le duo comique investit le Contrescarpe dans le quartier latin de Paris.
Le spectacle de Lucas et Veufla au théâtre le Contrescarpe figure parmi notre top 50 des spectacles d’humour à voir ce printemps !
En carence de fer : un spectacle foutraque et engagé, qui tord le cou aux injonctions comiques
Dans cette salle où la génération Z a ses habitudes, Lucas et Veufla multiplient les refs. Même lorsque le public mélange les générations, cela ne leur fait pas peur. Rien ne leur fait peur, tant ils cassent les codes.
Ce désordre est toutefois bien organisé, fruit d’un travail acharné pour redéfinir l’aspect participatif d’un show. Le stand-up boude les costumes, les perruques, les personnages ? Lucas et Veufla mêlent tous les genres avec une aisance déconcertante. Ne les comparez toutefois pas à Ambroise et Xavier : la finalité est bien différente. Si le show est encore jeune, il dévoile déjà beaucoup de trouvailles uniques en leur genre. Avec le temps, il risque de devenir culte !
Difficile de résumer cette heure dense, tant il se passe de choses. Le mieux reste donc de vous rendre en salles, parce que le bouche-à-oreille est déjà puissant. Et si vous n’avez pas les refs de la génération Z, détendez-vous. Je ne les avais pas, et c’est libérateur de se dire que même si on loupe un train en marche, 18 autres nous attendent. Les artistes rassurent souvent le public, tant la réception diffère d’un profil à l’autre. Pour tous, la communion est réelle, l’hilarité garantie.
Des happenings, oui, mais un désordre organisé grâce à un fil rouge qui tient l’ensemble en équilibre
Le spectacle est aussi engagé, avec des messages politiques bien sentis. Quand les artistes se renseignent et montrent leur culture politique, on adore. Sans se prendre au sérieux, entre plusieurs blind tests improbables ailleurs, le fil rouge se tisse. Un crime sordide, un ventriloque assassiné, une enquête menée avec le public, un soupçon de stand-up, etc. Vous sortez de là comme passé à l’essoreuse comique… pour le meilleur !
Rassurez-vous, donc : tout le monde sort sans encombre, malgré le caractère vraiment participatif du show. On a plus peur parce qu’on s’imagine qu’ils vont abuser, s’asseoir sur le public ou autre. Ils ne font jamais rien de tel ! Si vous aussi, le traumatisme de passages de Timothé Poissonnet vous crispe encore en 2026, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles.
Astuce pour les introvertis : ne vous mettez pas en bout de rang, ça peut quand même être utile. Je pourrai vous fournir une autre astuce en privé si vous avez quelque chose à cacher, car cela risquerait de spoiler le show… Mais promis, ça ira.