De la plume au docu : Stéphane de Groodt, De la piste aux étoiles
Depuis le premier visionnage du documentaire De la piste aux étoiles avec Stéphane de Groodt, j’ai envie de prendre la plume. Je vous propose un plongeon philosophe dans la passion polygame. L’objectif : vous conter comment vulgariser un art méconnu, voire méprisé, avec panache.
De la piste aux étoiles : un trait d’union entre le théâtre et le sport automobile
La passion des sports mécaniques et celle des planches. Pour Stéphane de Groodt comme pour moi, elles se superposent, s’entrechoquent, dans une compétition permanente. Aussi aliénantes que chronophages, elles se racontent difficilement, faute d’oreille attentive à ces loisirs de nerds.
Néanmoins, nous partageons cette double passion, comme Arnaud Tsamère. Un artiste que je viens de revoir au Café de la Danse, j’y viendrai. En prime, l’humoriste et comédien belge étant éloigné du stand-up, peut-être connaissez-vous mal son parcours. J’en profite pour vous recommander son dernier livre, En mémoire de mes souvenirs, qui retrace sa trajectoire. D’une autobiographie classique de personnalité publique, il bifurque sur des sujets intimes et autres passions ardentes. Ainsi, au-delà de la plume, c’est un voyage loin de l’absurdie et bien réel qui vous attend.
Stéphane de Groodt dans un documentaire passion, entre cinéma et rêves automobiles
Revenons à De la piste aux étoiles. Je peux le regarder plusieurs fois et ressentir la même émotion. Surtout lorsque je vois Spa-Francorchamps, une sorte d’Olympia, mais en mieux. On pourrait le voir comme un mec qui se fait plaisir avec l’argent de Canal+ pour faire vroom vroom et tourner en rond, égoïstement. Pourtant, peu d’objets culturels permettent de raconter ce que le commun des mortels ne pourra jamais vivre. Le vulgariser pour amener davantage d’âmes à s’y atteler. Partager, offrir l’impossible. Comme le fait Claude Lelouch, personnage essentiel du documentaire, sur grand écran, mêlant automobile et romance…
Aussi, pour vous qui aimez les gens rigolos, la simple idée de vous amener vers Pierre van Vliet et Gaëtan Vigneron, commentaires sportifs belges de leur état, me met en joie. Sans oublier Julien Fébreau — figure plus identifiée côté Canal+… Comme une envie de partager ce qui m’anime depuis tant d’années, dans mon coin, surtout à ceux qui connaissent la bagnole via Netflix ou le GP Explorer. Et que dire de Jacky Ickx (ça se prononce « x », si jamais), lui aussi belge et à l’histoire exceptionnelle ? Ou Esteban Ocon, l’un des derniers à avoir trouvé une place sans crouler sous l’argent ? Je vous conseille cette vidéo pour le découvrir (son format peut vous inspirer pour l’appliquer à des artistes de stand-up).
Un documentaire pour tous ceux dont le cœur balance entre deux passions dévorantes… sans jamais les départager
Le parallèle entre la scène et la compétition automobile, je le dressais donc sans y croire. Voir que Stéphane de Groodt conte le même lien, plus précisément encore tant il nourrit son récit du terrain, me conforte dans ce socle commun. Peut-être que je rêve éveillée à l’idée que ces deux mondes soient plus proches, que le saut de l’un à l’autre ne serait plus un couperet pour choisir entre les deux.
En somme, ce documentaire est aussi proche du stand-up car il touche à l’identité, aux passions que nous chérissons pour évoluer en ce bas-monde. En se révélant tel un objet personnel, il est bien plus qu’une virée italienne… Il permet aussi de revenir aux fondamentaux, d’éloigner les polémiques et divisions qui touchent notre secteur. Comme un signal qu’il est grand temps de revenir à l’amour de la scène ? Je vous y invite !